Vous connaissez peut-être déjà les SEL (Système d'Échange Local), groupement de personnes dont les membres échangent entre eux des Services, des Savoirs et des biens : http://seldefrance.communityforge.net

Parallèlement aux SEL, il existe les réseaux d'entraide. Ils reprennent la même idée d'échanges de services, non commerciaux, entre particuliers. Certains utilisent une unité d'échange, d'autres comptabilisent le temps, d'autres encore sont basés sur la confiance réciproque :

http://www.yakasaider.fr

L'échange de service : Le Principe du site Yakasaider

Yakasaider est un site de mise en relation entre particuliers souhaitant s’entraider et échanger des services.

Le troc de services ne se fait pas d’une seule personne à une autre. YakasAider est un réseau communautaire d'entraide et d'échange de services

C’en est donc fini avec la difficulté d’échange de services du type "échange repassage contre cours de piano". Car il faut trouver quelqu’un (proche de chez vous) qui ait besoin de repassage et qui soit en plus professeur de piano... Pas vraiment simple !!.

Sur Yakasaider, trouver les services dont on a besoin est bien plus simple : Vous proposez les services qui entrent dans votre domaine de compétence auprès de tous les membres, et vous pouvez bénéficier de services dont vous avez vraiment besoin auprès de n’importe quel membre du site.

Chaque membre peut rendre des services et ainsi créditer son "compteur temps" du nombre d’heures réalisées. Avec ce "compteur temps" le membre pourra à son tour bénéficier de services de la part des membres du site. Tous les services valent le même temps (1h donnée sera toujours égale à 1h à recevoir). Chaque membre peut recevoir un service avant même d’avoir rendu un service. Pour cela il devra s’acquitter d’une caution afin de garantir qu’il rendra service à son tour.

https://www.welp.fr

Welp, c'est quoi ?

Bienvenue chez Welp, le meilleur endroit sur le net pour se donner un coup de pouce. Pas de rémunération, pas d’échange, pas d’engagement : sur Welp chacun aide gratuitement quand il veut et quand il peut.

Welp est un site d’entraide qui met en relation des personnes qui ont besoin d’aide (particuliers, associations, collectivités…) avec des personnes prêtes à les aider ponctuellement et gratuitement.

Sur Welp.fr je peux demander de l’aide pour monter un meuble, tenir compagnie à mon voisin, aider mon enfant en maths, initier ma mère au web, nettoyer un espace vert, faire une collecte pour mon association ou bien proposer de faire des courses pour des personnes âgées.

Welp, c'est qui ?

A l’origine il y a deux amis qui avaient envie de faire quelque chose pour les autres mais ne pouvaient pas s’engager dans du bénévolat associatif régulier faute de temps, de contacts et de solutions correspondant à leur mode de vie : Marie (42 ans) avec une vie d’entrepreneuse déjà bien remplie et 4 enfants (dont une ado tentée aussi par le bénévolat) et Ludovic (36 ans), jeune actif hyperactif sans cesse en voyage pour son travail.

Ils imaginent alors un site et une application qui permettraient de créer du lien entre ceux qui ont besoin d’une aide ponctuelle et gratuite et ceux qui sont prêts à aider de temps en temps, près de chez eux et sans s’engager. Leur idée est de recréer localement l’entraide informelle qui existait autrefois dans les villages entre les générations. Marie se lance alors à fond dans l’aventure avec l’envie de changer le monde à sa façon en incitant ses voisins de 7 à 97 ans à plus de solidarité. Welp voit le jour le 16 mars 2015 avec près de 500 inscrits dès le premier mois.

Le site est entièrement financé sur fonds propres et des contributions externes et n’a pas vocation à gagner de l’argent mais uniquement à financer la plateforme et ses futurs développements. Le rêve de Marie ? Être à l’origine d’une nouvelle façon de s’entraider qui dépasserait les frontières et qu’un jour le mot « Welp » rentre dans le dictionnaire. « Welp, n.m. : le meilleur endroit sur le net pour s’entraider. »

https://www.smiile.com

Smiile est un réseau social innovant qui facilite le partage au quotidien. Amplificateur de mieux vivre ensemble et d’entraide locale, ce réseau social a créé des solutions concrètes pour faciliter l’acte de partage au quotidien. Grâce à lui, les habitants d’un même quartier ou d’une même ville peuvent échanger des objets ou des services en toute confiance. Il génère des économies et apporte de nombreux services participatifs. Véritable connecteur, Smiile regroupe tous les acteurs de la vie locale sur une seule et même plateforme : habitants, collectivités, commerces, associations, acteurs collaboratifs.

Un projet qui fait sens

« Le lien social s’est fortement dégradé dans nos sociétés. Smiile se positionne en acteur convaincu, optimiste et porteur de solutions pour retisser des liens sur la toile et dans la vraie vie (IRL), à proximité de chez soi. Nous souhaitons faciliter les relations et les interactions entre toutes les parties prenantes de cet écosystème local : particuliers, producteurs et commerçants, villes, bailleurs sociaux et constructeurs, acteurs de l’économie collaborative… C’est ambitieux mais nous pouvons compter sur nos utilisateurs & ambassadeurs pour nous aiguiller ainsi que sur nos premiers partenariats. Les pilotes réalisés avec des mairies et des acteurs de l’habitat depuis confirment notre intuition : l’entraide est une valeur qui a du sens aujourd’hui ».

http://indigo.world

Indigo est un nouveau réseau social voulant tourner le dos à une société jugée individualiste, égo-centrée et divisée. Axé sur l’échange intégralement gratuit de services, les promoteurs d’Indigo promettent un monde "où tous les biens sont accessibles, où tous les services sont bénévoles et où l’on s’entraide tous". Leur objectif est clair : créer une plate-forme sociale révolutionnaire où s’échangeraient des biens et des services sans argent !

Lever une vague d’entraide

Indigo est un projet de défi associatif sorti de l’imagination de Stéphane de Freitas, alias "SdF". Fruit de trois ans de travail, la plate-forme, qui sera également disponible en application pour smartphone, met en relation l’utilisateur et une personne prête à lui offrir gratuitement le service ou l’objet dont il a besoin. La plate-forme serait également ouverte aux associations afin que quiconque puisse soutenir diverses actions caritatives par des actes concrets.

L’utilisation d’Indigo est entièrement gratuite. Par ailleurs, contrairement aux géants du domaine, la plate-forme promet de ne pas revendre les données de ses utilisateurs et refuse l’affichage de publicités. En cas de succès, celle-ci devrait même être disponible en plusieurs langues pour atteindre une population plus large. Indigo veut tout simplement "lever une vague d’entraide" au cœur de notre société ultra-connectée. Optimiste ? Verdict prochainement !

Comment ça fonctionne ?

Indigo fonctionne sur le principe de l’échange, un peu comme un SEL 3.0 à grande échelle. Les Systèmes d’Échange Locaux ont finalement toujours eu cet objectif mais à un niveau très localisé. Tout comme dans ces systèmes, l’argent ne fait pas partie du fonctionnement d’Indigo. Seul l’échange est autorisé à l’aide d’une fausse monnaie symbolique. La plate-forme a mis au point un crédit d’échange : le Digo. En offrant de son temps ou des objets à d’autres membres, l’utilisateur reçoit des Digos qui lui permettent à son tour d’obtenir ce dont il a besoin. Par exemple, si un membre a besoin d’un coup de main pour un déménagement, l’utilisateur qui décide de l’aider recevra plusieurs Digos qu’il pourra dépenser à son tour lorsqu’il aura besoin de quelque chose.

Le réseau social a également mis en place un coefficient qui valorise la générosité des utilisateurs : le Goodvibes. Et plus ce coefficient est élevé, plus la valeur des biens et des services diminue ! Bref, plus vous donnez, plus vous recevez. Le calcul du niveau de "Goodvibes" (ou bonnes vibrations) prend en compte quatre critères :

• Le nombre d’utilisateurs aidés sans demander de "Digos"

• Le nombre de personnes différentes que l’utilisateur aide

• Les évaluations par les autres utilisateurs

• L’aide apportée aux associations

Quant aux associations, elles bénéficient d’un profil spécial qui ne participera pas au système de Digo mais qui augmentera le Goodvibes des utilisateurs qui les aideront. L’association française explique dans une vidéo de présentation comment les bonnes actions peuvent être récompensées à travers leur système.

Lire aussi : https://mrmondialisation.org/le-reseau-qui-revolutionne-lechange-de-services/

A l'heure des réseaux sociaux, il semble assez logique que les SEL évoluent vers cette solution, risquant ainsi de ringardiser les SEL traditionnels.

Les SEL vont devoir être imaginatifs, pour attirer ou retenir les adhérents, face à ces réseaux d'entraide, qui en plus d'avoir une forme plus moderne, ne demandent pas de cotisation.

Community Forge, la plate-forme gratuite de création et d'hébergement de sites Internet de SEL, permet de mettre en place un SEL "2.0". Les inscriptions et les échanges se gèrent entièrement en ligne, pratiquement sans l'intervention des administrateurs du SEL. Les échanges en unité d'échange sont enregistrés sur le site et les comptes des SEListes sont mis à jour automatiquement. C'est aussi simple et aussi pratique que sur les réseaux d'entraide.

Pour se démarquer des réseaux d'entraide, un SEL, qui par définition est local, peut privilégier par sa proximité, le contact physique des membres dirigeants et des SEListes, en organisant des réunions ou des événements.

Après un an d'activité, le bilan de notre SEL utilisant la plate-forme Community-Forge, n'est pas positif. Les retours que nous avons obtenus précisent que la procédure est trop numérique et complexe. Nous allons essayer un système beaucoup plus simple, non numérique, basé sur la rencontre.

Repair Cafe et Linux-Day

Un Repair Cafe ou un Linux-Day peuvent être complémentaires aux SEL, dans le désir d'évoluer vers plus de citoyenneté et de solidarité, et refuser l'obsolescence programmée.

Repair café : ne jetez plus, réparez !

En avez-vous entendu parler ? Repair Café, c’est la tendance durable du moment ! Après le succès rencontré par ces derniers au Pays-Bas, les "cafés des réparations" poussent comme des champignons sur l’hexagone. On en trouve actuellement 36 en France. Enquête sur ces cafés où "rien ne se jette mais tout se répare" !

L’idée est née dans l’esprit de la Néerlandaise Martine Postma, ancienne journaliste. Cette femme, qui a ouvert en 2009 le premier repair Café à Amsterdam, remarque à regret que les gens sont bercés par une culture de "ça ne marche plus, je jette".

C’est simple, les gens perdent totalement la culture et la notion de la réparation.

L’objectif lorsqu’elle réfléchit aux "cafés des réparations" ? Donner une deuxième vie aux objets en panne, déchirés, troués et qui filent tout droit à la poubelle !

Elle dessine donc ces cafés aux couleurs de lieux qui mettraient en contact deux groupes de personnes :

• Des réparateurs bénévoles.

• Des gens qui souhaiteraient réparer leurs objets, mais qui ne savent pas comment ni par où commencer.

Car réparer ensemble, c’est l’objectif fondamental de ces cafés ! C’est simple, les rencontres qui y sont organisées sont ouvertes à tous et l’entrée est libre. Pour le matériel et les outils ? Pas de souci à se faire, il est disponible sur place !

Linux-Day

Linux Presentation Day (ou LPD) est l’occasion de découvrir Linux et les logiciels libres. Un grand nombre de groupes d’utilisateurs de Linux (GUL) du monde, ainsi que des entreprises et des universités, organisent deux fois par an, le même jour, des rencontres afin de présenter GNU/Linux et le logiciel libre.

• Présentation de différentes distributions

• Prises de rendez-vous pour installations

• Petits dépannages et accompagnements seront possibles

• Présentation de Linux

• Présentation de Lubuntu

• Configuration matérielle nécessaire

• Se procurer GNU/Linux

• Mise à jour et installation de nouveaux logiciels

• Premières explorations du système

• Installations et configurations complémentaires

• Forums pour les débutants